Contes sensoriels

Voyage au coeur des images.

7 contes chantés, 7 chants narrés sur des thème liés aux sensations.

Comment raconter aux tout petits ? La conteuse et poétesse Malika Halbaoui a développé, au cours de ses 30 années de pratique dans les crèches, un art du conte destiné à la petite enfance ou aux enfants handicapés atteints de déficiences intellectuelles : raconter en mettant en œuvre tous les modes sensoriels de communication (goût, danses, sons,…), dialoguer avec son auditoire à travers les émotions et les aider ainsi à s’épanouir.

Raconter en faisant résonner les 5 sens comme autant de portes d’accès à une compréhension qui laisse le champ à la jubilation de l’appropriation. L’enfant reçoit… Il comprend et interprète les données selon ses propres modalités et son expérience sensible, en fonction de sa réceptivité, de sa maturité et de sa faculté de représentation des images. La dimension d’apaisement, de tranquillité, est une orientation clairement recherchée avec ce public sensible.

Malika Halbaoui a adapté pour ces publics une série d’histoires inédites ou classiques, dont :

  • Boucle d’or qui s’égare dans la forêt et se retrouve dans la maison des ours. La couleur et le goût sont les portes d’entrée vers ce conte. Comptine et parfum viennent rythmer un voyage qui se découvre par le voir , le gouter, le respirer.
  • La petite chenille qui veut rejoindre le ciel… La danse et le mouvement sont le véhicule de ce chant. Le bouger et le toucher, les portes d’entrée pour cette histoire.
  • Un ballon perdu qui a les souvenirs de ceux qui l’ont touché, qui l’ont connu… Les cinq sens sont mobilisées dans cette histoire qui se chante, qui se danse, qui se colore, qui se touche…et se respire car le dénouement se passe dans un jardin de roses…

« J’ai raconté dans plus de cinq cents crèches ; elles sont mon école de la justesse en ce qui concerne la parole contée. J’ai peaufiné les histoires écrites comme des chansons, travailler le rythme, la gestuelle et l’intention afin de susciter des images, une représentation substantielle chez des publics sensibles et délicats. Le désir d’expression et de partage est suffisant pour porter des images, dussent-elles être syntaxiquement élaborées et contenant des mots abstraits. Vouloir partager les images qui font sens est un premier pas, adapter les contes en fonction de la sensibilité du public est cependant un exercice qui demande de la souplesse et un sens aigu de la transposition. Ce goût du mot rejoint l’exercice de la poésie, c’est à dire l’art de faire résonner du sens à travers des images insolites. »  Malika Halbaoui